retour à la rubrique
retour page d'accueil

 

Poèmes sans nom pour Mohamed

 

page 1
page 2
page 3
page 4
page 5
page 6
page 7
page 8
page 9
page 10
page 11
page 12

Les succubes du désir m’attirent dans la déchéance.

Je m’engouffre dans le marasme, en décadence.
Je suis prise d’une crise psychotique
Mais l’asile ne me rend que plus apathique.
J’ai le mal de vivre, un mal qui m’enivre
De cet amour qui me bitume la vie
Au point que ce qu’il me reste de regard
S’embrume à jamais dans les larmes.
Je cherche sans relâche cet ange ardent
Qui m’arrachera à cette existence insouciante.
Mais j’ai la haine, une haine
Qui m’obscurcit dans la lumière
Et qui assombrit la femme que je voudrais être.
On m’étourdit de peines et de calvaires
Qui étouffent mes émotions
Et ensevelissent mes ultimes sentiments,
Sans que je puisse me donner l’illusion
Que ce ne sont que de mauvais moments.
Je n’ai pas de foi, seul un peu d’espoir
Trop vite rattrapé par mon désespoir
Je ne sais et ne peux qu’admirer
Une danse d’écumes insensée
Une sorte de macabre rengaine
Démence de la race humaine.
Je pense au suicide, je voudrais juste mourir
Juste pour, après tout en finir
Car mon destin n’éveille que le martyre,
Qui ne saurait être autre, que ma soif inconsciente de désir,
Survivante de l’hécatombe de ma vie.

 

Giliane J.
giliane01@infonie.fr

11/10/99

 

Page créée le 01.08.01
Dernière mise à jour le 01.08.01

© "Le Culturactif Suisse" - "Le Service de Presse Suisse"