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case postale 80
1022 Chavannes-près-Renens
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Fax ++41 (0)21 905 61 82

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  Daniel Maggetti / Pleins-vents

 

L'homme a ses saisons que la raison ignore. Il s'anime dans un monde qui toujours se présente en disposition - selon telle coloration, telle atmosphère, à ordonner l'éclat ou la décomposition. Le climat signe ses humeurs et nous incline à l'adhésion. Des "marées" verdâtres du printemps aux "frimas" poudrés de l'hiver, il nous implique dans le rythme éternel de son cycle, entrelaçant nos chairs, les éprouvant, les vivifiant.

Or voici les pleins-vents qui, dans leur repli, s'offrent entièrement aux paysages. Ils s'exposent aux temps des souvenirs, de la séparation, de la solitude ou de la mort. De leur foliation s'extrait ce recueil.

Daniel Maggetti livre ici un premier ensemble de poèmes, qui pourraient être autant d'"îlots de lumière - pour reprendre son souffle".

Antonio Rodriguez

Daniel Maggetti, Pleins-vents, Editions Empreintes, 2000

  Françoise Matthey / Comme Ophélie prenait dans l'eau sa force

 

Femme d'été,

telle est superbement nommée cette inconnue, frappée par le soudain, par le malheur et le recours inexpliqué au fleuve. Sans rien connaître, ainsi nous savons beaucoup d'elle, tout l'été. Toute l'apparition en nous de l'être blessé qui va renaître dans le poème.

 

Françoise Matthey, Comme Ophélie prenait dans l'eau sa force, Editions Empreintes, 2000.

  Alain Rochat / Orients

Orients

au pluriel, indique une direction et des états de l'être. Pour qu'il le suive en ces lieux, Alain Rochat propose au lecteur un chemin précis et varié. Conduits par une mesure et des syllabes fermement frappées, nous dialoguons avec des voix nouvelles à chaque étape du livre (car ce n'est pas un recueil aléatoire, mais une architecture). Le lyrisme, universel en ceci qu'il ne se replie jamais sur lui-même mais implique toujours le scandale du mal et de l'inégalité sociale, est décliné avec toutes les nuances que permettent la syntaxe, le lexique ou la mise en page.

C'est la finesse de ces codes qui, au terme du parcours, nous procure le sentiment d'avoir voyagé plus longtemps que ne le laissait penser l'épaisseur du volume. Mais ce contact prolongé est aussi dû au fait que l'abondance des visages et des interlocuteurs ainsi suscités trahit encore et toujours notre propre incomplétude. L'orient, en ce cas, reste une force et une forme d'appel...

Noël Cordonnier

Alain Rochat, Orients, Editions Empreintes, 2000.

 

Page créée le 01.07.02
Dernière mise à jour le 01.07.02

 

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